Vie citoyenne

Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /2007 15:29


            Le traitement du Président de la République et le budget de l'Elysée viennent d'être revus à la hausse ! Un chouilla plus fort que l'inflation ambiante (sauf si on parle de l'inflation du Zimbaboué... A 8000% d'inflation, ce serait quand même difficile de s'aligner).

            Le budget de l'Elysée passe en effet  de 32,292 miilions d'euros à  un peu plus de 100 millions. Et c'est  bien comme ça ! ! !

            Mais non, je ne fais pas de la provoque. Si je me réjouis, c'est qu'on va enfin savoir ce que représentent vraiment les dépenses du "Château" comme aime l'appeler l'émission poeplelitique de Canal+. 

        Jusqu'à présent, lorqu'on nous affichait le budget de l'Elysée, il faut savoir que les dépenses des personnels n'apparaissaient pas, puisqu'ils s'agissait de personnels mis à  disposition  par  différents ministères auprès de la présidence de la République. Donc dans la petite cerise de 68,5 millions supplémentaires qui viennent d'être alloués au Palai présidentiel, 50,9 millions serviront à rembourser les ministères d'origines des personnels mis à disposition.

            Des dépenses de fonctionnement qui elles aussi étaient prises en charge par des ministères (Affaires étrangères, Défense, Intérieur, etc.) seront remboursées pour un montant total de 17,6 millions d'euros.

C'est qu'il en faut des sous pour faire tourner la Maison présidentielle :

            Pour les petits pieds à terre : Le palais de l'Elysée et ses annexes, le quai Branly, le pavillon de Marly, le Fort de Brégançon et le domaine de Souzy-la-Briche.

        Pour se promener : deux Airbus et six Falcon, 61 voitures et 44 chauffeurs (mais seulement deux chauffeurs réservés au président), 7 scooters (dont les hypothétiques voleurs sont retrouvables par identiication ADN?)


            Concenrant le traîtement du Chef de l'Etat... J'avoue qu'en terme de com', multiplier son traitement alors qu'il n'y a pas eu de revalorisation du SMIC en juillet, ça fait un peu "couac". Très honnêtement, je mentirais en disant que je suis complètement horrifié par cette augmanetation. Un président qui gagne moins qu'un secrétaire d'ETAT, c'est pas top non-plus... Surtout pour la dose de boulot que Nicolas Sarkozy a l'air de vouloir mettre pendant son mandat.
           
L'important, c'est quand même qu'on sorte la rémunération du Président de la République du buget de l'Elysée. Je goûte assez cette idée de séparer l'argent public et l'argent privé... Ca évite certaines tentations, ou du moins certains mélanges.

Et puis ce qu'il y a aussi de génial dans tout cela, c'est que la cours des comptes s'en onnera à coeur joie et que les journalistes se délecteront de la moindre observation sur la gestion du budget de l'Elysée....

Et ça, comme dit eurocard/mastercard, Ca n'a pas de prix....
Par Fabien BUFFETEAU - Publié dans : Vie citoyenne
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Samedi 16 février 2008 6 16 /02 /2008 17:26

Le président de la République a proposé de faire parrainer des enfants tués dans la Shoah par des élèves de CM2.

 

 La lecture de la lettre de Guy Moquêt avait été une première tentative, non pas de « récupération » comme certains ont pu l’entendre, mais de sensibilisation de notre jeunesse au traumatisme que notre monde occidental a vécu. Je pense que Nicolas Sarkozy est sincère dans cette démarche, qu’il calque sans doute sur ce que lui-même a ressenti.

 

 Mais la véritable question est : « Comment pouvons nous enseigner et faire comprendre l’incompréhensible ? » Cet épisode de notre Histoire, puisqu’il sagit bien de cette science, de l’étude et de l’enseignement de la Mémoire.

 

 Créer une telle promiscuité entre des élèves de dix ans et une histoire aussi lourde, marquée par l’inhumanité me semble dangereux. Aujourd’hui encore, pas un seul d’entre nous ne peut se plonger dans ce passé sans sentir l’oppression qu’il exerce sur nous. Et les questions…

 

 Laisser le flux des émotions envahir de jeunes élèves le priverait de pouvoir comprendre. Ce sont les clés de compréhension qu’il faut pouvoir donner. Il faut leur permettre de connaître cette Histoire avec suffisamment de distance pour en tirer les leçons.

 

 A dix ans, ces enfants ne connaîtraient de cette époque que l’horreur qui a frappé. Ils devraient vivre avec ce poids plusieurs années avant de véritablement être en mesure d’en comprendre toute la dimension.

 

 Je ne souhaite pas que cette mesure soit mise en place. Nous n’avons pas à faire vivre nos enfants avec les fantômes de nos arrières grands-parents.

Par Fabien BUFFETEAU - Publié dans : Vie citoyenne
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Dimanche 24 février 2008 7 24 /02 /2008 18:35

L’annonce par la presse de la venue potentielle de Benoit Fleury, ancien responsable du GUD ( Groupement Union Défense) et récent major de l’agrégation d’Histoire du Droit, a provoqué des réactions immédiates du milieu universitaire, tant étudiant qu’enseignant.

 

 Je ne reviendrais pas sur le passé sulfureux de monsieur Fleury, je vous invite plutôt à vous rendre sur le blog de Jules Aimé qui reproduit des articles de presse et commente cet aspect.

 

 Je suis embarassé. Je ne remettrai pas en cause le jury de l’agrégation d’Histoire du Droit qui l’a fait major. Je pense, d’après les sources que j’ai pu collecter, que Benoit Fleury était en mesure de le devenir. Je ne crois pas à de la complaisance. Je ne comprends pas en revanche pourquoi ses condamnations ont été amnistiées et lui ont permis de présenter un casier vierge pour le concours.

 

 Je comprends l’argumentation développée par Guillaume Chiche et l’UNEF de Poitiers ; il existe en effet un véritable danger de voir des étudiants privilégier Poitiers pour leurs études,  leurs travaux de thèse, pensant pouvoir trouver ici une personne partageant leur point de vue.

 

 L’article 6 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen nous apporte la garantie que les citoyens « sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents. »

 

 Comment respecter les principes républicains, notamment cet article 6, et combattre Benoit Fleury ? Je dois avouer mon cas de conscience. Mais ce n’est pas lui que je vais combattre, ce sont les mots et les actes qui ont été les siens. Cette idéologie me révulse et je n’aurais de cesse de lutter contre elle.

 

 Si monsieur Fleury a vraiment changé, s’il regrette véritablement, qu’il le fasse savoir publiquement. Les louanges que lui font les différentes organisations nationalistes qui saluent son parcours le desservent.

 

 Tant qu’il n’aura pas fait le mea culpa sur son passé sulfureux, tant que nous n’aurons pas la garantie qu’il est capable d’être un serviteur de la République, avec toute la dignité et l’attachement aux valeurs humanistes  et de fraternité de la République, je m’opposerai à sa venue à Poitiers. Je vais donc signer la pétition des étudiants de Poitiers (même si elle comporte quelques inexactitudes).

C'est la position que je défendrai auprès de la fédération des Jeunes Centriste de Poitiers / Poitou-Charentes.

Par Fabien BUFFETEAU - Publié dans : Vie citoyenne
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Samedi 10 mai 2008 6 10 /05 /2008 18:25

Aujourd'hui, à 11h30, avait lieu la cérémonie de commémoration de l'abolition de l'esclavage en France. Alexis, Président des Jeunes centristes et moi-même nous y sommes rendus.

Après un discours par Madame Blanchard (la maman d'Oumie, une amie connue à la Fac et est aujourd'hui maman de deux fille et avocate) très attachée à retracer la vie d'Aimé Césaire et l'importance de son oeuvre littéraire et politique, il a été lu l'un des textes du poète. Je vous le retranscrit ici ; il s'agit d'un extrait de Ferrements :

"Le périple ligote emporte tous les chemins
seule la brume garde ses bras ramène la ville au port en
palanquin

et toi c'est une vague qui à mes pieds t'apporte
ce bateau-là au fait dans le demi-jour d'un demi-sommeil
toujours je le connus

tiens-moi bien fort aux épaules aux reins

esclaves

c'est son hennissement tiède l'écume
l'eau des criques boueuse et cette douleur puis rien
où nous deux dans le flanc de la nuit gluante aujourd'hui comme jadis
esclaves arrimés de coeurs lourds
tout de même ma chère tout de même nous cinglons à peine un peu moins écoeurés aux tangages"

Je ne peux que regréter que nous ayons été si peu lors de cette cérémonie. Bien sûr, les autorités civiles et militaires étaient présentes, du moins leurs représentants... Je ne comprends pas que, sur un lieu aussi symbolique que la place de la Liberté, sur un sujet aussi important, qui nous renvoit si fort à nos valeurs, nous rappelle à quel point nous étions ignorants il y a encore si peu de temps, nous ne soyons que si peu...


Recueillement après le dépôt des gerbes.


Aurélien...
Un p'tit coin d'paradis sous un coin de parapluie" ?


Par Fabien BUFFETEAU - Publié dans : Vie citoyenne
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Jeudi 17 juillet 2008 4 17 /07 /2008 21:21


Pour les amateurs du folklore estudiantin Poitevin, ce document est un petit bijou ! Il s'agit de la tournée des autorités durant la semaine de l'Ordre du Vénéré Bitard (L.S.T.) de 1968 ! J'ai essayé de reconnaitre certaine têtes mais rien ! Visiblement mes enseignants de la fac de droit étaient trop jeunes à l'époque ! Pas même l'ombre d'un dominique Breillat sur cette vidéo!

L'occasion pour moi de dire toute ma consternation devant le refus par l'Université de Poitiers d'aider cette année les Bitard à perpétuer cette tradition qui fait aussi la fierté de Poitiers.

Ils sont bien contents de les trouver lorsqu'il faut animer des semaines d'accueil ou d'autres manifestations. Et là, comme ça, un partenariat s'arrrête.

On va en creuver des bien-penseux pseudi intello. L'Université sera la première victime. Il y a tellement de gens qui se démènent et se heurtent à des mecs qui ne pensent qu'à leur caste. C'est bien de caste dont il faut parler. Et je peux vous dire que ça sévit : à l'université, dans la culture, pardon, la Culture, avec un beau grand C ! Et même à Poitiers jeune qui se paye le luxe d'avoir un président de presque 50 berges ! Moitié jeunes oui ! ! !

Ils sont partout ces casse-bonbon qui nous mettraient bien sous cèlophane toute notre vie !

Elle pue votre culturiture, elle pue votre bien pensance !

Heureusement, la ville de Poitiers ne semble pas vouloir tomber dans ces travers là ! Mille merci à cette cité qui n'oublie pas qui elle est (elle !) et qui apporte son aide au Bitards et s'émeut de voire une équipe jeune et dynamique pour Poitiers Jeune se faire évincer par quelques coquin qui veulent surtout garder le rond de cuir sur lequel ils sont assis.

Je crois que je me suis enervé là....  mais ça va pas mieux pour autant !
Par Fabien BUFFETEAU - Publié dans : Vie citoyenne
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